Vous êtes-vous déjà demandé comment les créatifs accouchent de leurs idées ?
Un don ?
Cela s’apprend-il à l’école ?
Je vais finalement lever le voile sur ce mystère mystérieux… Enfin, comment je fonctionne, bien qu’après un rapide benchmark, je pense que beaucoup de mes collègues travaillent sensiblement de la même manière.
D’ailleurs, n’hésitez pas à commenter pour confirmer ou infirmer cette « théorie ».
Déjà ado, je fonctionnait avec une méthode semblable, plus brouillon et intuitive mais les grandes lignes étaient là…
Mon travail de recherche et création se compose donc, de deux phases antinomiques et pourtant complémentaires au carré. Oui, au carré. Il y a deux phases qui elles même, sont composées de deux phases que je m’en vais de suite, vous révéler…
Dans tout métier artistique (c’était valable du temps où j’étais styliste tout au tant que depuis que je suis graphiste), il y a des périodes de production où on se doit de créer. Par exemple, les périodes de collection, les demandes des clients, etc. Ces périodes souvent intenses, ne sont pas décidées par le créatif. Elles arrivent à date fixe ou du jour au lendemain mais en aucun cas à la discrétion du graphiste-peintre-styliste-artiste. Il lui faut, donc, être prêt. C’est ce que je nomme période de création.
Entre ces période de « travail », il y a la période de « latence », une période moins riche en création mais très importante. C’est dans ces moments, que je me ressource, que je découvre, que je hume l’air du temps. Sans cette période (ça peut aller de quelques heures à plusieurs jours, voir semaines – mais c’est exceptionnel) je ne pourrais travailler correctement. Ces instants non productifs au premier abord, sont l’essence même des idées qui germeront plus tard. C’est une phase à ne surtout pas sous-estimer voir mésestimer.
Ces deux périodes sont elles-même découpées en deux phases : l’une passive et l’autre active. Là, encore, chacune à son importance et je ne pourrais travailler efficacement en zappant l’une ou l’autre.
- Dans les périodes de « latence »
- Une phase passive :
Je reste « aware » pour paraphraser notre cher JCVD, je laisse venir. Toutes mes antennes sont dressées à l’affût de ce qui pourrait être tendance demain. Je hume l’air du temps, comme disait ma prof’ de silhouette de mode…
C’est une phase qui ne demande pas de travail conscient mais un état d’esprit. - Une phase active :
Mais renifler l’air du temps demande aussi un investissement personnel ! C’est là que l’action intervient : je vais au cinéma, au théâtre, visite des expos, écoute de la musique, lis des magasines et livres, etc. C’est une phase particulièrement agréable, vous en conviendrez
- Une phase passive :
- Dans les périodes de créations
- Une phase passive :
C’est là que je régurgite, que je « vomis » tout ce que j’ai emmagasiné. Sans tri. Du bon. Du mauvais. Un bol alimentaire infâme qu’il faut laisser décanter. C’est la phase de brainstorming. - Une phase active :
Je trie, je jète. Je reprend, je retravaille, je fusionne, j’ampute les projets. À ce moment, le cerveau bout…
- Une phase passive :
C’est la création : ce que les gens voient, ce qu’ils estiment être notre travail mais à présent, vous savez que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg…




La question d’un scientifique adepte du GT (Getting Things Done): comment – dans la phase de creation active- gérer vous les priorités dans les projets ? Lequel vaut la peine d’être mené à terme ? Lequel doit être sacrifier sur l’autel de la rentabilité ?
Sujet intéressant pour un autre post ?
Effectivement, bien intéressant… Pour l’instant, j’ai une solution mais elle est bancale
: je rogne sur mes nuits. Mais je commence à me faire vielle, ça devient dur.
Si tu as des solutions, je suis toute ouïe